installations nucléaires
en Haute-Normandie


communes
concernées

 


risques
pour l'individu

 


mesures de
prévention

 

vous êtes
sur le site RME
de l'académie de Rouen


que faire en cas d'alerte ?
 

Dossiers d'archives sur des événements liés au risque nucléaire


Arrêt de la centrale de Tchernobyl
Exercice de sécurité à la centrale de Paluel
Accident nucléaire majeur au Japon
Exercice PPI nucléaire à Penly (septembre 2010)
L'accident de Fukushima (2011)
Audit des installations nucléaires françaises suite à la catastrophe de Fukushima
Le coût de la filière électronucléaire française - y compris du démantèlement - (rapport 2012 de la Cour des comptes)

 


D'autres pages du site :

accueil

risque tmd

risques naturels

risque industriel
Et pour approfondir :
 
           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelles sont les installations nucléaires en Seine-Maritime ?

   La Seine-Maritime compte deux centrales électronucléaires, situées toutes deux sur le littoral de la Manche :

    Penly, près de Dieppe, compte 2 tranches de 1300 mégawatts.
      Paluel, près de Saint-Valery en Caux, compte 4 tranches de 1300 mégawatts.

HteNor1.gif (6809 octets)

Par ailleurs, des convois de matières radioactives empruntent les routes du département. Les fûts métalliques et les colis en béton sont expédiés au centre de stockage de l'Aube (déchets de faible et moyenne activité à vie courte). Les "châteaux" contenant les déchets les plus radioactifs sont transportés jusqu'à l'usine de retraitement de La Hague dans la Manche.

WB01624_.gif (281 octets) retour haut de page

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelles sont les communes concernées ?

Les communes concernées sont celles situées dans un rayon de 10 kilomètres autour des centrales de Penly et de Paluel.

Remarque : le DDRM (Dossier Départemental des Risques Majeurs, qui décrit l'ensemble des risques naturels et technologiques) peut être téléchargé dans son intégralité sur les sites Internet des préfectures, en plusieurs fichiers distincts, dont l'un présente la liste des communes concernées :

WB00882_.GIF (263 octets)   Préfecture de Seine-Maritime
WB00882_.GIF (263 octets)   Préfecture de l'Eure

Ci-contre : extrait d'un "DCS-DICRIM"

Ce document, établi conjointement par la préfecture et par la mairie concernée, recense et cartographie les risques majeurs sur le territoire de la commune. Il est destiné à informer les populations.
(Ici : en rouge la limite de commune, en vert le périmètre du risque nucléaire, en marron le risque d'effondrement de falaise, en jaune le risque de transport maritime de matières dangereuses).

 

WB01624_.gif (281 octets) retour haut de page

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quels sont les risques pour l'individu ?

En cas d'accident nucléaire, des substances radioactives peuvent être relâchées dans l'air, dans la terre et/ou dans l'eau.

L'appellation "radioactive" signifie que ces substances émettent divers rayonnements (alpha, bêta, gamma) dangereux pour la santé car ils peuvent prvoquer, selon la dose reçue,des mutations dans les cellules des êtres vivants, ou la mort de ces cellules.

Pour en savoir plus sur l'effet des rayonnements ionisants sur le corps humain, cliquez sur ce lien

Si la source radioactive est extérieure à l'organisme (nuage, particules déposées sur le sol ,la végétation... ) on parle d'irradiation. On se protège de l'irradiation au moyen d'écrans ou en s'éloignant de la source.

irrad.gif (3074 octets)

Si la source radioactive est déposée sur l'individu lui-même, ou dans l'organisme (par ingestion d'aliments frais par exemple, par la respiration, ou par une blessure), on parle de contamination. On se protège de la contamination en se débarassant des particules radioactives (lavage, élimination naturelle ou par traitement médical).

contam.gif (3436 octets)

 



Tchernobyl (1986) : l'explosion du coeur nucléaire,
des centaines de millions de personnes sont irradiées et/ou contaminées
(source du cliché : Philippe Gillion)

WB01624_.gif (281 octets) retour haut de page

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelles sont les mesures prises en Seine-Maritime ?

WB01436_.gif (236 octets)   A la conception de la centrale:

WB00882_.GIF (263 octets)   une étude d'impact afin de de réduire au maximum les nuisances causées par le fonctionnement normal de l'installation,
WB00882_.GIF (263 octets)   une étude de dangers où l'industriel (E.D.F.) identifie de façon précise tous les accidents pouvant survenir dans son établissement et leurs conséquences ; cette étude conduit à prendre les mesures de prévention et de protection nécessaires (enceinte de confinement, séparation des circuits de refroidissement, filtres à sable... ) et à identifier les risques résiduels.

WB01436_.gif (236 octets)   En exploitation :

WB00882_.GIF (263 octets)   des autorisations délivrées par décret pour l'implantation et l'ouverture de l'installation, et pour les limites annuelles de rejets autorisées,
WB00882_.GIF (263 octets)   la maîtrise de l'aménagement autour du site (exemple : pas d'industrie ajoutant un risque dans les environs du site),
WB00882_.GIF (263 octets)   des règles d'exploitation minimisant la probabilité d'occurence d'un accident majeur : une formation initiale et continue du personnel à la sécurité, et un contrôle permanent de l'installation et des rejets.

Le respect de l'ensemble des obligations est vérifié par les pouvoirs publics au moyen d'un système d'inspection, en particulier  par la DRIRE (Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement). Pour en savoir plus, visitez le site de la DRIRE Haute-Normandie, et choisissez la rubrique "sûreté nucléaire".

WB01436_.gif (236 octets)   En prévision d'un accident éventuel :

WB00882_.GIF (263 octets)   des plans de secours élaborés, rédigés et mis en oeuvre par l'industriel (Plan d'Urgence Interne : PUI) ou par le préfet (Plan Particulier d'Intervention : PPI) lorsque l'accident peut avoir des répercussions en dehors du site
WB00882_.GIF (263 octets)   des exercices et simulations permettant d'en vérifier l'efficacité.

WB00882_.GIF (263 octets)   une information préventive des populations.  Cette information préventive revêt diverses formes, comme :

- la distribution de brochures "une confiance lucide" rappelant les consignes à appliquer en cas d'alerte
- l'établissement de DCS (documents communaux synthétiques, établis par le préfet  pour chaque commune concernée, décrivant la nature du risque et les mesures de sauvegarde à mettre en oeuvre)
- l'offre faite aux établissements scolaires de stages animés par l'équipe académique "risques majeurs"

 

Une boîte de comprimés d'iode stable.

L'information préventive des populations a connu un moment fort lors de la distribution préventive des comprimés d'iode stable :
Cette distribution fait suite aux décisions du Secrétaire d'Etat à la Santé d'avril 1996 ; elle est destinée à éviter les difficultés que poserait une distribution le jour de l'accident éventuel. Elle concerne les populations situées dans un rayon de 10 km autour des centrales.
L'ingestion d'iode stable a pour but d'éviter le cancer de la thyroïde. En Seine-Maritime, de nombreuses réunions ont été organisées fin 1997 à destination des élus locaux, du grand public et des professions spécifiques (établissements scolaires,de santé, services de secours, chambres consulaires).
Les comprimés d'iode stable étant périmés, une nouvelle campagne de distribution a eu lieu en automne 2000.

Depuis janvier 2010, les comprimés d'iode stable doivent désormais être pris lorsqu'une dose de 50 mSv à la thyroïde est susceptible d'être atteinte (contre 100 mSv auparavant). Cette décision améliore la protection des populations et accorde la pratique française à celle des pays limitrophes.

    En ce qui concerne le risque nucléaire, vous pouvez compléter votre information, par exemple :
- sur le site Internet de l'Autorité de Sûreté nucléaire

- auprès de la CLI (Commission Locale d'Information des centrales de Penly et Paluel) : 1, rue Irénée Bourgeois  BP 225  76203 Dieppe Cedex, tél. 02.35.82.61.54
- auprès de la Direction de la Sûreté des installations Nucléaires (99, rue de Grenelle, 75353 PARIS 07 SP, tél 01.43.19.36.36)
- sur le Minitel code 3614 MAGNUC où sont publiées des données actualisées chaque semaine sur l'état de fonctionnement des centrales françaises et sur leurs mesures de rejets
- sur le Minitel code 3614 TELERAY (0,37 F/min), où sont accessibles les données du réseau de surveillance du rayonnement ambiant
- en contactant les centres d'information EDF de Paluel (tél 02.35.57.57.89) et de Penly (02.35.40.60.77)

- auprès de la DRIRE de Haute-Normandie (21, avenue de la Porte des Champs, 76000 ROUEN, tél 02.35.52.32.00, fax 02.32.52.32.32) ou auprès de la Division des installations nucléaires à Caen (tél 02.31.46.50.43)
- auprès d'associations indépendantes, comme l'ACRO (Association pour le Contrôle de  la Radioactivité dans l'Ouest) : 11 rue des capucins, 76000 Rouen.

WB01624_.gif (281 octets) retour haut de page

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que doit faire l'individu ?

WB01436_.gif (236 octets)   En cas d'alerte nucléaire déclenchée par les autorités, vous seriez prévenus par une sirène fixe, ou par une voiture munie de hauts-parleurs :

.

La sirène d'alerte a un son modulé, le signal est constitué de 3 séquences de 1 minute 41 secondes.

Pour entendre ce signal de début d'alerte, cliquez sur la sirène :

 

Pour indiquer la fin d'alerte, ces mêmes sirènes émettent un son continu de 30 secondes.

Pour entendre ce signal de fin d'alerte, cliquez sur la sirène :

Si vous entendez la sirène d'alerte, vous devez immédiatement "vous mettre à l'abri", c'est-à-dire :

WB00882_.GIF (263 octets)   Rentrer dans une habitation, fermer portes et fenêtres, obturer les aérations (cheminées... ), couper les ventilations mécaniques.
Regardez comme moi, Arlette la tortue d'alerte, je sais bien me mettre à l'abri ! ArletteB.gif (10597 octets)

WB00882_.GIF (263 octets)   Si vous êtes agriculteur, rentrer vos animaux dans des locaux fermés, préparez et conservez dans un abri fermé du fourrage ou des aliments préconditionnés pour leur nourriture pendant quelques jours.
WB00882_.GIF (263 octets)   Il ne faut pas chercher à rejoindre les membres de sa famille (ils se sont eux aussi confinés), ni aller chercher les enfants à l'école : les enseignants s'en occupent. Sortir serait s'exposer inutilement.
WB00882_.GIF (263 octets)   Il faut écouter la radio :
- pour Paluel : France Bleue Haute-Normandie (103.2 Mhz ou 96.3 MHz), ou France-Inter, ou NRJ Rouen-Dieppe, ou Europe 2
- pour Penly : France Bleue Haute-Normandie (102.2 Mhz ou 101.6 MHz), ou France-Inter, ou NRJ Rouen-Dieppe, ou Europe 2
- la radio maritime si vous êtes en mer.
       Des consignes vous seront données par la radio, comme éventuellement celle d'absorber les comprimés d'iode. Pour les agriculteurs, des heures seront indiquées pour donner à boire aux animaux (eau du robinet).
WB00882_.GIF (263 octets)   Jusqu'à indication contraire, vous pouvez consommer l'eau du robinet (prévoir tout de même des bouteilles d'eau minérale).
WB00882_.GIF (263 octets)   Sauf urgence, il faut éviter de téléphoner pour ne pas encombrer le réseau : les secours en ont besoin. Par ailleurs, on peut avoir besoin de vous appeler.
WB00882_.GIF (263 octets)   Il ne faut sortir qu'en fin d'alerte, ou sur ordre d'évacuation.

 

WB01436_.gif (236 octets)   Le préfet peut également, dans un second temps, décider de votre évacuation :

WB00882_.GIF (263 octets)   Vous serez informé des mesures à prendre pour vous, votre famille et vos biens par la radio .
WB00882_.GIF (263 octets)   Munissez-vous d'un transistor, de vêtements chauds, de vos médicaments indispensables, de vos papiers personnels et d'un peu d'argent.
WB00882_.GIF (263 octets)   Coupez le gaz, l'eau, l'électricité. Fermez la maison à clés.
WB00882_.GIF (263 octets)   Des moyens de transports pour votre transfert vers des lieux d'hébergement seront prévus.

WB01624_.gif (281 octets) retour haut de page