quelques chiffres-clé


communes concernées
en Haute-Normandie

 

réglementation
transport routie

que faire en cas
d'accident tmd ?


dossiers d'archives sur le transport de matières dangereuses :

-catastrophe ferroviaire à Lac-Mégantic

- accident de fusée à Baîkonour

-accident sur le pont Mathilde

- le tunnel de la Grand-Mare interdit aux TMD
- accident TMD dans la Loire

- explosion d'oléoduc au Nigeria

- naufrage du pétrolier Erika
- naufrage du pétrolier Erika : l'arrêt de la Cour de cassation septembre 2012
- naufrage du pétrolier Prestige
- naufrage du tanker chimiquier Ievoli-Sun
- incendie sous le tunnel du Mont-Blanc
- incendie sous le tunnel du Mont-Blanc (suites)

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Quelques chiffres-clé sur le transport de matières dangereuses :

En moyenne sur l'ensemble de la France (données 1997), et entre parenthèses pour l'ensemble de l'Europe (données 2006) :

route rail fleuve
environ 76% du tonnage (58%) environ 16% du tonnage (25%) quelques % du tonnage (4%)


Transport de matière dangereuse par fleuve
(ici : du gaz liquéfié)

A ces modes de transports s'ajoute celui par canalisations enterrées, pour de nombreux produits (dans notre région : le gaz naturel et les autres hydrocarbures, l'ammoniac... ).


Transport de matière dangereuse par canalisation enterrée

Une étude menée en 1998 sur la région Haute-Normandie (Seine-Maritime et Eure) donne la répartition suivante pour le transport de matières dangereuses :

canalisations
mer
route
fleuve
voie ferrée
52,7%
(soit 75 Mt/an)
33,0%
(soit 47 Mt/an)
9,8%
(soit 14 Mt/an)
2,8%
(soit 4 Mt/an)
1,6%
(soit 2,25 Mt/an)



Accidents :

WB00882_.GIF (263 octets)  route : en moyenne chaque année cent à deux-cents accidents sur toute la France impliquent un véhicule transportant des matières dangereuses, dont un tiers environ où la matière dangereuse joue un rôle actif ; le plus grave accident routier TMD en France est celui de St-Amand-Les-Eaux (1973) qui a fait 13 morts ; le plus grave en Europe est celui de Los Alfaques (Espagne, 1978) qui a fait 216 morts.

WB00882_.GIF (263 octets)  rail : on compte en moyenne une centaine d' "incidents" chaque année en France ; il s'agit le plus souvent de matériels en mauvais état (soudures défectueuses... ) ou de défaillances humaines (vannes mal fermées... ) provoquant des fuites limitées ; parfois cependant, il y a déraillement avec des conséquences importantes : ainsi en 1994, en gare d'Avignon, un wagon de 59 tonnes de vinyl monomère se couche, nécessitant l'évacuation de 4 000 personnes dans un rayon de 600 m ; les gares de triage posent un problème particulier en raison des quantités souvent très importantes de produits dangereux en attente sur ces sites.

WB00882_.GIF (263 octets)  fleuve : les accidents sont peu nombreux (le plus grave dans la région s'est produit en 1987 à hauteur d'Aizier, à quelques kilomètres seulement de la zone industrielle de Port-Jérôme : un pétrolier japonais transportant 10 000 tonnes de kérosène est entré en collision avec un pétrolier grec à vide : ce dernier s'est embrasé et a sombré ; aucune pollution grave ne s'est produite mais 6 marins sont morts et 2 ont été gravement blessés).


Intervention en tenue adaptée au risque toxique

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La réglementation pour le transport routier :

WB01436_.gif (236 octets)   La réglementation française prévoit de nombreuses mesures pour prévenir les accidents de camion transportant des matières dangereuses, comme par exemple :

WB00882_.GIF (263 octets) une formation spéciale obligatoire pour les chauffeurs de véhicules tmd, avec, tous les 5 ans, une remise à niveau.
WB00882_.GIF (263 octets) le recours à des citernes ou emballages spécialisés suivant le produit transporté
WB00882_.GIF (263 octets) un contrôle technique régulier des véhicules
WB00882_.GIF (263 octets) un équipement de sécurité spécialisé (extincteurs, coupe-batterie, cales... )
WB00882_.GIF (263 octets) l'interdiction de circuler les samedis et veilles de jours fériés
WB00882_.GIF (263 octets) l'interdiction d'emprunter certaines routes
WB00882_.GIF (263 octets) l'obligation pour toute entreprise chargeant ou transportant des matières dangereuses de produire un rapport annuel d'accidents

WB00882_.GIF (263 octets) la procédure ACCIMADA : chaque accident donne lieu à une déclaration des services de police ou de gendarmerie auprès de la Direction des transports terrestres et donne lieu à une enquête, dont les conclusions permettent d'améliorer le dispositif global de protection

WB00882_.GIF (263 octets) une signalisation par pictogrammes permettant d'identifier rapidement le produit en cas d'accident:


des panneaux de couleurs variées, ayant la forme d'un carré de 30 cm de côté posé sur la pointe, disposés à l'arrière et de chaque côté du véhicule :

Explosion
Feu (liquides et gaz)
Feu (solides)
Matière sujette à inflammation spontanée
Emanation de gaz inflammables au contact de l'eau
Matière comburante ou peroxyde organique
Matière toxique
Matière nocive
Matière corrosive
Gaz non inflammable et non toxique
Matière ou objets divers
Matière radioactive

 

des panneaux de couleur orange, de 40 cm de large et 30 cm de haut bordés d'un liseré noir, disposés à l'avant et à l'arrière du véhicule :

exemple :

codedang.gif (1472 octets)

Le numéro du haut est le code de danger : il permet d'évaluer rapidement les risques présentés par la substance transportée (voir ci-dessous).

n° du code de danger danger
0 absence de danger secondaire
1 explosion
2 émanation de gaz
3 inflammabilité de liquide ou de gaz
4 inflammabilité de solide
5 matière comburante ou peroxyde organique
6 toxicité
7 radioactivité
8 corrosivité
9 danger de réaction violente ou spontanée résultant de la décomposition ou de la polymérisation

le premier chiffre indique le danger principal ; s'il est redoublé, cela exprime une intensification du danger (ex : 33, liquide très inflammable) ; s'il est suivi d'un deuxième chiffre différent, ce dernier exprime un danger secondaire ; parfois, un troisième chiffre exprime un danger subsidiaire.

par exemple , 266 signifie émanation de gaz très toxique.

si la lettre X précède le code de danger, cela signifie que la matière réagit dangereusement avec l'eau.

Le numéro du bas est le numéro d'identification de la matière. Il permet aux spécialistes qui interviennent (sapeurs-pompiers) de savoir précisément de quel produit il s'agit.

WB01436_.gif (236 octets)   Par ailleurs, il existe  entre les entreprises chimiques et pétrochimiques des accords en vue d'assistances réciproques en cas de sinistre TMD. Ainsi, l'entreprise la plus proche du lieu du sinistre disposant du matériel spécialisé nécessaire (citernes de transvasement... ) peut intervenir au plus vite.

Le risque TMD, vu par Daniel Lejard, professeur au lycée professionnel
Bernard Palissy de Maromme, à l'occasion d'un stage Risque Majeur.
Mais au fait, que signifie donc le code X99 ?

WB01436_.gif (236 octets)   Pour voir les images d'un accident routier de TMD, et analyser l'intervention des sapeurs-pompiers, rendez-vous sur la page : "accident tmd, le reportage"...

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Liste des communes concernées par le risque TMD (transports de matières dangereuses)


Le DDRM (Dossier Départemental des Risques Majeurs, qui présente l'ensemble des risques naturels et technologiques) peut être téléchargé dans son intégralité sur les sites Internet des préfectures, en plusieurs fichiers distincts, dont l'un présente la liste des communes concernées :

WB00882_.GIF (263 octets)   Préfecture de Seine-Maritime
WB00882_.GIF (263 octets)   Préfecture de l'Eure

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Une infographie explicative sur le risque t.m.d.

Que peut-on faire en cas d'accident t.m.d. ?

WB01436_.gif (236 octets)   Avant :

Savoir identifier un convoi de matières dangereuses : les plaques et pictogrammes de danger permettent d'identifier la matière transportée, et de connaître ainsi le risque potentiel (incendie, explosion, émanations toxiques).

Une explosion de camion-citerne provoque plusieurs dangers :
- une onde de chaleur (plus de 1000°C)
- une onde de pression destructrice
- un nuage de gouttelettes enflammées
Ces dangers s'étendent sur plusieurs centaines de mètres.


L'onde de chaleur peut être colossale

 

WB01436_.gif (236 octets)   Pendant : si on est témoin d'un accident TMD

WB00882_.GIF (263 octets) Protéger : s'éloigner et faire éloigner les personnes à proximité ; si possible baliser les lieux du sinistre avec une signalisation appropriée ; dans tous les cas ne pas fumer.
WB00882_.GIF (263 octets) Donner l'alerte : sapeurs-pompiers : 18 ou 112, police ou gendarmerie : 17. Dans le message d'alerte préciser si possible :
- le lieu exact (commune, nom de la voie, point kilométrique...)
- le moyen de transport (poids-lourd, canalisation, train...)
- la présence ou non de victimes
- la nature du sinistre : feu, explosion, fuite, déversement, écoulement...
- le cas échéant, le numéro du produit et le code danger

WB00882_.GIF (263 octets) En cas de fuite de produit :
- ne pas toucher ou entrer en contact avec le produit (en cas de contact : se laver et si possible se changer)
- quitter la zone de l'accident ; s'éloigner si possible perpendiculairement à la direction du vent pour éviter un possible nuage toxique
- rejoindre le bâtiment le plus proche et se confiner (les mesures à appliquer sont les mêmes que celles concernant le risque industriel).
WB00882_.GIF (263 octets) Dans tous les cas, se conformer aux consignes de sécurité données par les services de secours.

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