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![]() que faire face aux inondations ? |
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Dossiers
d'archives sur le risque inondation :
- records de pluie sur la France - inondations au Havre - violents orages sur la Haute-Normandie - inondations dans le sud de la France - inondations sur la commune de Cailly en juillet 2007 - novembre 2009 : inondations en pointe de Caux - février 2010 la tempête Xynthia |
vous
êtes |
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- soit de ruissellements localisés lors d'épisodes orageux ; il peut se former des coulées boueuses - soit de stagnations en plaine, suite à des pluies étalées et durables - soit de débordements de fleuves ou de rivières en crue - soit de remontées de nappes phréatiques |
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Les facteurs aggravants, dans
tous les cas, sont :
- l'intensité et la durée des précipitations, bien
sûr
- l'importance de la surface et de la pente du bassin versant
- le manque de couverture végétale et de capacité
d'absorption du sol, accélérant les phénomènes
d'érosion et de ruissellement (sont notamment mises en causes certaines
pratiques agricoles en campagne, et l'imperméabilisation massive
des surfaces en milieu urbain)
- de forts coefficients de marée qui peuvent s'opposer à
l'écoulement des rivières en mer
- une urbanisation
en zone inondable

Les
orages peuvent provoquer des pluies extrêmement intenses
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Les
départements de la Seine-Maritime et de l'Eure ont été
fréquemment victimes de graves inondations, qu'elles soient de
type "débordement de fleuve ou rivière", de type
"stagnations en plaine", ou de type "écoulements
torrentiels". Ainsi par exemple, ces dernières années
:
Janvier 1995 : de très fortes pluies sur
un sol gorgé d'eau ont entraîné des débordements
très importants des fleuves et rivières dans toute l'Europe
du Nord ; dans notre région, l'est du département de l'Eure
est particulièrement touché ; pour ce seul département,
3200 maisons ont été sinistrées, 121 communes ont
été privées d'eau potable, et 101 déclarées
sinistrées au titre de la loi sur les catastrophes naturelles.
Juin 1997 : des pluies d'orage d'une intensité
exceptionnelle (sur certains secteurs, l'équivalent en quelques
heures des pluies de toute une année) provoquent des écoulements
torrentiels d'une violence énorme dans de nombreuses communes de
Seine-Maritime, et dans une moindre mesure de l'Eure ; des murs d'eau,
de boue et de débris dévalent des villages à la vitesse
d'un camion lancé, selon certains témoins ; une jeune femme
et ses deux enfants meurent dans leur voiture sur une route de La Vaupalière
; on ne compte plus les maisons dévastées à St Martin
de Boscherville, à Villers Ecalles, à St Jean du Cardonnay,
à Touffreville, au Houlme... ; une résidence de personnes
âgées est évacuée en urgence en pleine nuit
; vingt-mille personnes sont privées d'eau potable au lendemain
de la catastrophe ; de nombreuses entreprises endommagées ne pourront
reprendre leur activité économique avant plusieurs jours,
voire semaines.
Plus
récemment :
juillet
2000 : inondations au Havre
mai 2000 : violents orages sur la Haute-Normandie
| On connaît l'adage : "les petits ruisseaux font les grandes rivières". Rien n'est plus exact : quand l'eau de pluie ne peut plus s'infiltrer (champs gorgés d'eau, surfaces bitumées...), elle ruisselle dans le sens de la pente. Et si rien n'est fait pour ralentir ce ruissellement, très vite des myriades de véritables petits torrents boueux se créent partout dans les champs, et se rejoignent en fond de vallon, créant ainsi un flot massif susceptible de venir ravager les zones habitées. |
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Une
ravine de plusieurs mètres de haut |
-
éviter de laisser des sols non cultivés (la végétation
est le meilleur ralentisseur des écoulements)
- labourer dans le sens perpendiculaire à la pente
- éviter les labourages en mottes fines (plus elles sont grosses,
plus la rugosité et la porosité du sol sont bonnes)
- créer des talus, des fossés ou des haies basses perpendiculaires
à la pente pour favoriser l'infiltration
- créer des bandes enherbées dans les fonds de vallon pour
ralentir l'écoulement
- implanter des mares pour temporiser l'infiltration

|
A
Les sillons sont perpendiculaires à la pente pour ralentir
le ruissellement |
Sous
l'impulsion du préfet de Haute-Normandie, des "syndicats de
bassins versants" se sont créés à partir de
l'année 2000. Regroupant les communes d'un même bassin versant,
un syndicat a pour mission :
- de faire réaliser par des bureaux d'études des analyses
et diagnostics afin de déterminer les travaux d'aménagement
nécessaires (par exemple en zones rurales : digues, bassins, passages
sous voiries... ; en zones urbanisées : détournement des
écoulements, fossés de dérivation, tranchées
d'infiltration, bassins de rétention, recalibrage des exutoires,
nouveaux réseaux souterrains...)
- de déterminer un ordre de priorité de ces travaux
Après validation des projets par les services de l'Etat (en l'occurence
la DDE), les travaux sont engagés. Le financement est mixte : 20%
à la charge du syndicat (donc des communes adhérentes),
80% apportés par l'Etat, la Région, le Département,
l'Europe et l'Agence de l'eau. En revanche, l'entretien des ouvrages (curage...)
sera à la charge des communes, ce qui peut constituer un coût
relativement élevé.
A titre d'exemple, on peut citer les travaux du site du "Vallon de la Ferme de Villers", près de Villers-Ecalles, réalisés par le Syndicat des Rivières de l'Austreberthe et du Saffimbec.
L'interdiction de construire, ou d'autres dispositions particulières, peuvent être appliquées dans les zones les plus exposées aux risques (exemple : Plans de Prévention des Risques [PPR] de Oissel et d'Orival, de la vallée de la Durdent...; Plans Locaux de l'Urbanisme ; application de l'article R 111-2 du Code de l'Urbanisme).
Les communes à
risque sont recensées dans le "dossier
départemental des risques majeurs" (DDRM).
C'est une obligation légale
pour les services de l'Etat de réaliser, dans ces communes, un
"dossier communal de synthèse" (DCS) recensant et cartographiant
les risques à l'échelle de la commune concernée.
C'est également une obligation légale pour les maires d'informer
ensuite les populations au moyen du "dossier d'information communal
sur les risques majeurs" (DICRIM).
En Seine-Maritime, avec l'accord du Ministère de l'environnement
et de l'aménagement du territoire, les deux procédures "DCS"
et "DICRIM" sont fusionnées, et aboutissent à
l'élaboration de "DCS-DICRIM". A la date d'avril 2002,
tous
risques majeurs industriels et naturels confondus, 66
DCS-DICRIM avaient été notifiés par le préfet
aux maires concernés, charge à eux de distribuer l'information
aux populations.

Information
des populations
Exemple de carte des zones exposées : en bleu aléa inondation,
en vert aléa éboulement
(extrait du n° spécial n°152 de "Rouen magazine"
consacré aux Risques Majeurs, mars 2002)
Les rivières à risque sont surveillées.
Dans l'Eure : l'Avre, l'Iton, la Risle, la Charentonne, l'Epte et l'Andelle
et l'Eure.
La Seine, quant à elle, est surveillée du barrage de Poses
jusqu'à l'estuaire par le Service d'annonce des crues de Rouen,
un service du Port Autonome de Rouen.
Les hauteurs d'eau atteintes en Seine dépendent :
-
du débit de la Seine (fonction de la pluviosité en amont,
les jours précédents)
- des coefficients de marée
: celle-ci exerce sur la Seine un freinage à l'écoulement,
qui est maximal en marée de vive eau et au flot (montant), et peut
se traduire par une forte montée des eaux
- des conditions météorologiques locales particulières
(pression atmosphérique, vent), pouvant
entraîner une surcote jusqu'à 30 voire 40 cm
Selon les
hauteurs d'eau prévues, le Service d'annonce des crues propose
à la préfecture (service Siraced-PC) une "mise en état
de vigilance" ou "une mise en état d'alerte".
En
cas de danger, le préfet met en alerte les services concernés,
et prévient les maires qui transmettent à la population.
La préfecture tient à la dispostion des maires et des particuliers
une messagerie donnant des informations sur l'évolution des crues
de Seine (répondeur
téléphonique pour l'Eure : 02.32.38.43.42 ; répondeur
téléphonique pour la Seine-Maritime : 02.32.76.55.80).
Des cartes et des bulletins d'informations Vigilance crues sont à tout moment disponibles sur le site du ministère de l'écologie et du développement durable. Les cartes indiquent, par un code de couleurs qui nous est familier (identique aux bulletins de Météo France), le niveau de vigilance nécessaire. Les bulletins précisent la nature et l'évolution des phénomènes, les conséquences possibles, ainsi que les conseils de comportement.
Différents plans de secours peuvent être déclenchés : plan de secours spécialisés pour les inondations, plan ORSEC.
Depuis
2004, la loi prévoit que le maire peut établir un PCS
(Plan Communal de Sauvegarde). Ce plan, en liaison avec celui
déclenché par le préfet, est destiné à
apporter un soutien aux populations locales, et à appuyer l'action
des services de secours.
Deux documents pour en savoir plus sur les PCS : le mémento
du PCS et le guide pratique
d'élaboration du PCS.
Vous
pouvez consulter la liste des communes concernées
(liste informative sujette à évolution).
Si votre commune en fait partie, vous pouvez obtenir des informations
sur le risque inondation auprès de :
- la Mairie
- la Direction Départementale de l'Equipement de Rouen ou
d'Evreux ; (pour l'Eure : DDE, Service Aménagement du territoire
et environnement : tél. 02.32.29.60.60 ; pour la Seine-Maritime
: s'adresser au centre DDE le plus proche de votre domicile, les numéros
de téléphone étant indiqués dans les pages
jaunes de l'annuaire à la rubrique "Administration de l'Equipement,
des Transports et de l'Environnement")
- la Direction Départementale de l'Agriculture (Rouen, Évreux)
- le Service Navigation de la Seine : tél. O2.35.52.54.56
(bassin inférieur) et 01.44.06.18.41 (bassin moyen)
- le port autonome de Rouen (service d'annonces des crues, téléphone
02.32.76.55.80)
- les préfectures au SIDPC, Service Interministériel
de Défense et de Protection Civile (pour l'Eure,
SIDPC de la préfecture : tél. 02.32.78.27.27 ; pour la Seine-Maritime
: 02.32.76.51.03)

La
montée des eaux est quelquefois très rapide
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¤ Avant : prévoir
et aider les voisins, en particulier les personnes âgées et handicapées
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¤ Pendant : se protéger
A l'extérieur,
ne pas s'engager sur une aire inondée
: Chez
soi : |
¤ Après : restaurer -
ne rétablir l'électricité que sur installation
sèche En 2010, à la suite de la tempête catastrophique Xynthia, l'Etat a publié un guide de remise en état des bâtiments, qui donne des informations pour créer les conditions les plus favorables de retour dans les lieux sinistrés (préserver sa santé, remettre en état son logement, limiter les conséquences d'éventuelles futures inondations). |
En cas de danger imminent ou d'accident, alerter les services de secours :
18
: sapeurs-pompiers
17
: police, gendarmerie
15 : samu
Le
risque inondation vu par un élève de CM2
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Le DDRM (Dossier Départemental des Risques Majeurs, qui présente l'ensemble des risques naturels et technologiques) peut être téléchargé dans son intégralité sur les sites Internet des préfectures, en plusieurs fichiers distincts, dont l'un présente la liste des communes concernées :