causes et
facteurs aggravants


mesures
préventives

 

communes
concernées

que faire face
aux inondations ?

Dossiers d'archives sur le risque inondation :
- records de pluie sur la France
- inondations au Havre
- violents orages sur la Haute-Normandie
- inondations dans le sud de la France
- inondations sur la commune de Cailly en juillet 2007
- novembre 2009 : inondations en pointe de Caux
- février 2010 la tempête Xynthia

 

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Causes et facteurs aggravants des inondations
WB01436_.gif (236 octets)   Dans notre région, les inondations sont essentiellement le fait :
- soit de ruissellements localisés lors d'épisodes orageux ; il peut se former des coulées boueuses
- soit de stagnations en plaine, suite à des pluies étalées et durables

- soit de débordements de fleuves ou de rivières en crue
- soit de remontées de nappes phréatiques


Inondations à Elbeuf en 1993

WB01436_.gif (236 octets)   Les facteurs aggravants, dans tous les cas, sont :
- l'intensité et la durée des précipitations, bien sûr
- l'importance de la surface et de la pente du bassin versant
- le manque de couverture végétale et de capacité d'absorption du sol, accélérant les phénomènes d'érosion et de ruissellement (sont notamment mises en causes certaines pratiques agricoles en campagne, et l'imperméabilisation massive des surfaces en milieu urbain)

- de forts coefficients de marée qui peuvent s'opposer à l'écoulement des rivières en mer

- une urbanisation en zone inondable


Les orages peuvent provoquer des pluies extrêmement intenses


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Mesures prises dans notre région 

Les départements de la Seine-Maritime et de l'Eure ont été fréquemment victimes de graves inondations, qu'elles soient de type "débordement de fleuve ou rivière", de type "stagnations en plaine", ou de type "écoulements torrentiels". Ainsi par exemple, ces dernières années :
Janvier 1995 : de très fortes pluies sur un sol gorgé d'eau ont entraîné des débordements très importants des fleuves et rivières dans toute l'Europe du Nord ; dans notre région, l'est du département de l'Eure est particulièrement touché ; pour ce seul département, 3200 maisons ont été sinistrées, 121 communes ont été privées d'eau potable, et 101 déclarées sinistrées au titre de la loi sur les catastrophes naturelles.
Juin 1997 : des pluies d'orage d'une intensité exceptionnelle (sur certains secteurs, l'équivalent en quelques heures des pluies de toute une année) provoquent des écoulements torrentiels d'une violence énorme dans de nombreuses communes de Seine-Maritime, et dans une moindre mesure de l'Eure ; des murs d'eau, de boue et de débris dévalent des villages à la vitesse d'un camion lancé, selon certains témoins ; une jeune femme et ses deux enfants meurent dans leur voiture sur une route de La Vaupalière ; on ne compte plus les maisons dévastées à St Martin de Boscherville, à Villers Ecalles, à St Jean du Cardonnay, à Touffreville, au Houlme... ; une résidence de personnes âgées est évacuée en urgence en pleine nuit ; vingt-mille personnes sont privées d'eau potable au lendemain de la catastrophe ; de nombreuses entreprises endommagées ne pourront reprendre leur activité économique avant plusieurs jours, voire semaines.

Plus récemment :
juillet 2000 : inondations au Havre
mai 2000 : violents orages sur la Haute-Normandie

Pour prévenir ces catastrophes ou en limiter les effets, de nombreuses mesures sont engagées :
WB01436_.gif (236 octets)   Mesures destinées à ralentir le ruissellement
On connaît l'adage : "les petits ruisseaux font les grandes rivières". Rien n'est plus exact : quand l'eau de pluie ne peut plus s'infiltrer (champs gorgés d'eau, surfaces bitumées...), elle ruisselle dans le sens de la pente. Et si rien n'est fait pour ralentir ce ruissellement, très vite des myriades de véritables petits torrents boueux se créent partout dans les champs, et se rejoignent en fond de vallon, créant ainsi un flot massif susceptible de venir ravager les zones habitées.
 

Une ravine de plusieurs mètres de haut
dans un champ en Haute Normandie
(source AREAS)

Pour ralentir le ruissellement, différentes mesures doivent être engagées :
1°) Des pratiques culturales adaptées :

- éviter de laisser des sols non cultivés (la végétation est le meilleur ralentisseur des écoulements)
- labourer dans le sens perpendiculaire à la pente
- éviter les labourages en mottes fines (plus elles sont grosses, plus la rugosité et la porosité du sol sont bonnes)
- créer des talus, des fossés ou des haies basses perpendiculaires à la pente pour favoriser l'infiltration
- créer des bandes enherbées dans les fonds de vallon pour ralentir l'écoulement
- implanter des mares pour temporiser l'infiltration

A Les sillons sont perpendiculaires à la pente pour ralentir le ruissellement
B Une haie sur talus autour du champ le protège du vent et régule le ruissellement
C Un talus planté (ou un talus doublé d'un fossé) ralentit lui aussi le ruissellement des eaux
D Une mare recueille les eaux et leur laisse le temps de s'infiltrer
E Une prairie en bord de rivière permet une expansion sans danger en cas de crue
F Des fossés en bord de route canalisent les eaux de pluie
G Une surface suffisante est maintenue en herbage

 

2°) La création d'ouvrages hydrauliques, avec une cohérence globale sur l'ensemble du bassin versant :

Sous l'impulsion du préfet de Haute-Normandie, des "syndicats de bassins versants" se sont créés à partir de l'année 2000. Regroupant les communes d'un même bassin versant, un syndicat a pour mission :
- de faire réaliser par des bureaux d'études des analyses et diagnostics afin de déterminer les travaux d'aménagement nécessaires (par exemple en zones rurales : digues, bassins, passages sous voiries... ; en zones urbanisées : détournement des écoulements, fossés de dérivation, tranchées d'infiltration, bassins de rétention, recalibrage des exutoires, nouveaux réseaux souterrains...)
- de déterminer un ordre de priorité de ces travaux
Après validation des projets par les services de l'Etat (en l'occurence la DDE), les travaux sont engagés. Le financement est mixte : 20% à la charge du syndicat (donc des communes adhérentes), 80% apportés par l'Etat, la Région, le Département, l'Europe et l'Agence de l'eau. En revanche, l'entretien des ouvrages (curage...) sera à la charge des communes, ce qui peut constituer un coût relativement élevé.

A titre d'exemple, on peut citer les travaux du site du "Vallon de la Ferme de Villers", près de Villers-Ecalles, réalisés par le Syndicat des Rivières de l'Austreberthe et du Saffimbec.


WB01436_.gif (236 octets)   L'interdiction de construire

L'interdiction de construire, ou d'autres dispositions particulières, peuvent être appliquées dans les zones les plus exposées aux risques (exemple : Plans de Prévention des Risques [PPR] de Oissel et d'Orival, de la vallée de la Durdent...; Plans Locaux de l'Urbanisme ; application de l'article R 111-2 du Code de l'Urbanisme).


WB01436_.gif (236 octets)   L'information préventive de la population

Les communes à risque sont recensées dans le "dossier départemental des risques majeurs" (DDRM).
C'est une obligation légale pour les services de l'Etat de réaliser, dans ces communes, un "dossier communal de synthèse" (DCS) recensant et cartographiant les risques à l'échelle de la commune concernée.
C'est également une obligation légale pour les maires d'informer ensuite les populations au moyen du "dossier d'information communal sur les risques majeurs" (DICRIM).
En Seine-Maritime, avec l'accord du Ministère de l'environnement et de l'aménagement du territoire, les deux procédures "DCS" et "DICRIM" sont fusionnées, et aboutissent à l'élaboration de "DCS-DICRIM". A la date d'avril 2002,
tous risques majeurs industriels et naturels confondus, 66 DCS-DICRIM avaient été notifiés par le préfet aux maires concernés, charge à eux de distribuer l'information aux populations.


Information des populations
Exemple de carte des zones exposées : en bleu aléa inondation, en vert aléa éboulement
(extrait du n° spécial n°152 de "Rouen magazine" consacré aux Risques Majeurs, mars 2002)


WB01436_.gif (236 octets)   La surveillance de la montée des eaux

Les rivières à risque sont surveillées. Dans l'Eure : l'Avre, l'Iton, la Risle, la Charentonne, l'Epte et l'Andelle et l'Eure.
La Seine, quant à elle, est surveillée du barrage de Poses jusqu'à l'estuaire par le Service d'annonce des crues de Rouen, un service du Port Autonome de Rouen.
Les hauteurs d'eau atteintes en Seine dépendent :
- du débit de la Seine (fonction de la pluviosité en amont, les jours précédents)
- des coefficients de marée : celle-ci exerce sur la Seine un freinage à l'écoulement, qui est maximal en marée de vive eau et au flot (montant), et peut se traduire par une forte montée des eaux
- des conditions météorologiques locales particulières (pression atmosphérique, vent)
, pouvant entraîner une surcote jusqu'à 30 voire 40 cm

Selon les hauteurs d'eau prévues, le Service d'annonce des crues propose à la préfecture (service Siraced-PC) une "mise en état de vigilance" ou "une mise en état d'alerte".


WB01436_.gif (236 octets)   La mise en place de dispositifs d'alerte aux populations

En cas de danger, le préfet met en alerte les services concernés, et prévient les maires qui transmettent à la population.
La préfecture tient à la dispostion des maires et des particuliers une messagerie donnant des informations sur l'évolution des crues de Seine (
répondeur téléphonique pour l'Eure : 02.32.38.43.42 ; répondeur téléphonique pour la Seine-Maritime : 02.32.76.55.80).

Des cartes et des bulletins d'informations Vigilance crues sont à tout moment disponibles sur le site du ministère de l'écologie et du développement durable. Les cartes indiquent, par un code de couleurs qui nous est familier (identique aux bulletins de Météo France), le niveau de vigilance nécessaire. Les bulletins précisent la nature et l'évolution des phénomènes, les conséquences possibles, ainsi que les conseils de comportement.


WB01436_.gif (236 octets)   L'élaboration et la mise en place de plans de secours

Différents plans de secours peuvent être déclenchés : plan de secours spécialisés pour les inondations, plan ORSEC.

Depuis 2004, la loi prévoit que le maire peut établir un PCS (Plan Communal de Sauvegarde). Ce plan, en liaison avec celui déclenché par le préfet, est destiné à apporter un soutien aux populations locales, et à appuyer l'action des services de secours.
Deux documents pour en savoir plus sur les PCS : le mémento du PCS et le guide pratique d'élaboration du PCS.

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Que doit faire la population ?
WB01436_.gif (236 octets)  S'informer sur l'existence du risque :

Vous pouvez consulter la liste des communes concernées (liste informative sujette à évolution).
Si votre commune en fait partie, vous pouvez obtenir des informations sur le risque inondation auprès de :

- la Mairie
- la Direction Départementale de l'Equipement de Rouen ou d'Evreux ; (pour l'Eure : DDE, Service Aménagement du territoire et environnement : tél. 02.32.29.60.60 ; pour la Seine-Maritime : s'adresser au centre DDE le plus proche de votre domicile, les numéros de téléphone étant indiqués dans les pages jaunes de l'annuaire à la rubrique "Administration de l'Equipement, des Transports et de l'Environnement")
- la Direction Départementale de l'Agriculture (Rouen, Évreux)
- le Service Navigation de la Seine : tél. O2.35.52.54.56 (bassin inférieur) et 01.44.06.18.41 (bassin moyen)
- le port autonome de Rouen (service d'annonces des crues, téléphone 02.32.76.55.80)
- les préfectures au SIDPC, Service Interministériel de Défense et de Protection Civile (pour l'Eure, SIDPC de la préfecture : tél. 02.32.78.27.27 ; pour la Seine-Maritime : 02.32.76.51.03)


La montée des eaux est quelquefois très rapide

WB01436_.gif (236 octets) Si l'on ne peut se soustraire au risque, connaître les consignes :

¤   Avant : prévoir


- mettre à l'abri les animaux
- mettre les véhicules hors d'atteinte de l'eau
- fermer portes et fenêtres, obturer les entrées d'eau (murets pour les soupiraux... )
- prévoir un éclairage de secours, une radio à pile pour se tenir informé

- boucher l'évent de la citerne de fuel
- placer les objets et documents précieux dans les étages, ainsi que de l'eau potable et de la nourriture
- mettre les produits toxiques à l'abri de la montée des eaux (pesticides, produits d'entretien, huiles usagées, etc.)
- prévoir une possible évacuation (vêtements, papiers, médicaments)
- couper le gaz et l'électricité
- se tenir informé des prévisions météorologiques et de montée des eaux

et

aider les voisins, en particulier les personnes âgées et handicapées

 

¤    Pendant : se protéger

A l'extérieur, ne pas s'engager sur une aire inondée :
=> ni à pied
: risque de chute et de noyade lié au courant, risque de blessure dû aux débris charriés, risque d'aspiration dû aux trous ou effondrements dans la chaussée...
=> ni en voiture
: risque d'impossibilité de sortir du véhicule, risque d'écrasement de celui-ci sur un obstacle, du fait de la violence des flots

Chez soi :
- mettre en oeuvre les mesures de protection (colonne "avant : prévoir") qui ne l'auraient pas encore été
- se tenir informé des prévisions météorologiques et de montée des eaux ; se tenir informé de la potabilité ou non de l'eau du robinet (mairie)
- suivre les instructions des autorités et des secouristes (pour une éventuelle évacuation, par exemple)

¤   Après : restaurer

- ne rétablir l'électricité que sur installation sèche
- s'il est nécessaire de pomper dans l'habitation, le faire à débit modéré
- aérer et désinfecter les pièces

- ne chauffer que lorsque c'est possible, le faire très progressivement
- déclarer le sinistre (mairie, assurances)

En 2010, à la suite de la tempête catastrophique Xynthia, l'Etat a publié un guide de remise en état des bâtiments, qui donne des informations pour créer les conditions les plus favorables de retour dans les lieux sinistrés (préserver sa santé, remettre en état son logement, limiter les conséquences d'éventuelles futures inondations).

En cas de danger imminent ou d'accident, alerter les services de secours :

18 : sapeurs-pompiers
17 : police, gendarmerie
15 : samu


Le risque inondation vu par un élève de CM2

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Liste des communes concernées par le risque inondation

Le DDRM (Dossier Départemental des Risques Majeurs, qui présente l'ensemble des risques naturels et technologiques) peut être téléchargé dans son intégralité sur les sites Internet des préfectures, en plusieurs fichiers distincts, dont l'un présente la liste des communes concernées :

WB00882_.GIF (263 octets)   Préfecture de Seine-Maritime
WB00882_.GIF (263 octets)   Préfecture de l'Eure

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