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Pour en savoir plus, et notamment sur les procédures d'indemnisation, consultez le dossier marnières de juin 2001.  

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Quels sont les types de cavités souterraines ?

WB01436_.gif (236 octets)   Cavités d'origine humaine :

WB00882_.GIF (263 octets)   Les marnières :

Ce sont des cavités creusées, essentiellement aux XVIIIe et XIXe siècles, pour extraire de la "marne" (en fait de la craie) destinée à l'amendement des sols (d'une part renouvellement en ions calcium indispensables à la croissance des plantes, et d'autre part neutralisation des terres trop acides).
Les déclarations d'ouverture de marnière ont été rendues obligatoires en 1853, mais, pour échapper à l'impôt, cette obligation a été bien souvent ignorée. Si bien que ni leur nombre, ni leur localisation ne sont connus précisément. Des estimations font état de plus de 100 000 pour l'ensemble de la région Haute-Normandie !

Le plus souvent, les marnières étaient constituées d'un puits vertical de 1,5 à 2 mètres de diamètre, et de plusieurs dizaines de mètres (jusqu'à une trentaine) de profondeur : ce puits donnait l'accès aux galeries ou chambres d'exploitation creusées horizontalement. Une fois l'exploitation terminée, le puits était bouché en surface sur quelques mètres au moyen d'un assemblage de poutres de bois et de terre : une fois la couverture végétale reconstituée, les entrées de puits devenaient irrepérables, sauf si le cultivateur plantait un arbre à côté.
De nos jours, la localisation des marnières est possible dans une certaine mesure, mais nécessite des techniques parfois très avancées. L'inventaire est jugé encore incomplet.

Vue de l'intérieur d'une marnière.

WB00882_.GIF (263 octets)   Les carrières de pierre calcaire à bâtir :

Il s'agissait d'exploitations de craie destinée à la construction. Les chambres d'exploitation pouvaient s'étendre sur plusieurs hectares et mesurer 5 à 6 mètres de hauteur.

WB00882_.GIF (263 octets)   Les carrières de sable, argile, silex et grès :

Leur exploitation se faisait à faible profondeur et elles devaient s'effondrer rapidement. Il existe peu d'informations les concernant.

WB01436_.gif (236 octets)   Cavités d'origine naturelle :

Les cavités d'origine naturelle ou karst résultent de la dissolution de la craie par les eaux d'infiltration chargées d'acide carbonique. La circulation de ces eaux génère des grottes et des conduites de taille variable et de géométrie très complexe. Ce sont les vallées qui sont le plus affectées par ce genre de cavités. Leur présence n'est pas rare cependant sous les plateaux et en pieds de falaises.

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Quelles sont les conséquences
du risque cavités souterraines ?

Tout effondrement souterrain se répercutant en surface peut avoir des conséquences : déstabilisation ou destruction d'un bâtiment, d'une route...

Un effondrement dû à une marnière dans un jardin.

WB00882_.GIF (263 octets)   Anciennes marnières et carrières :

Il peut y avoir effondrement partiel ou total de la cavité, dû soit à l'éboulement des parois du puits, soit, plus grave à celui des piliers ou des plafonds. Il en résulte en surface des déformations allant de la simple dépression à peine perceptible à l'oeil nu, à l'effondrement massif avec cratère de plusieurs mètres de diamètre.
L'effondrement de marnière est d'autant plus grave que le phénomène se produit le plus souvent brutalement, sans signe avant-coureur.
Les spécialistes considèrent que des pluies importantes constituent une cause importante d'effondrement, une marnière remplie d'eau étant soumise à une érosion des piliers et à des phénomènes de pression sur les parois. D'autres facteurs, comme la construction de bâtiments, ou des vibrations répétées (routes, voies ferrées) peuvent également intervenir.

marniere.gif (3130 octets)

WB00882_.GIF (263 octets)   Carrières de sable, argile, silex et grès :

Elles se sont en général effondrées très rapidement en fin ou en cours d'extraction ; leur manifestation est très rare.

WB00882_.GIF (263 octets)   Cavités d'origine naturelle :

Le risque peut se manifester comme pour une carrière ou une marnière, mais avec moins d'ampleur sauf en cas de facteurs aggravants (écoulement d'eau de surface) : les zones d'effondrement du toit peuvent alors  atteindre 50 mètres de diamètre.

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Quels sont les communes à risque
dans la région Haute-Normandie ?

WB01436_.gif (236 octets)   Seine-Maritime :

Le risque est très diffus : pratiquement toutes les zones agricoles ou anciennement agricoles sont concernées. A priori, hormis les pays de Bray et sous les vallées humides, il existe un risque potentiel sur l'ensemble du département, d'autant que l'extension actuelle de l'urbanisation se fait essentiellement sur les anciennes zones agricoles.

Les premières tentatives d'inventaire, du moins en ce qui concerne les marnières et les carrières, semblent toutefois montrer que le risque affecterait plus particulièrement la partie du pays de Caux située à l'Ouest d'une ligne reliant Rouen à Dieppe. En ce qui concerne les pierres à bâtir, les principaux sites ont été Fécamp, Dieppedalle-Croisset et Saint Vigor d'Ymonville.

WB01436_.gif (236 octets)   Eure :

Comme en Seine-Maritime, le risque est extrêmement diffus.

Un affaissement de chaussée dû à un effondrement de marnière.

Le DDRM (Dossier Départemental des Risques Majeurs, qui présente l'ensemble des risques naturels et technologiques) peut être téléchargé dans son intégralité sur les sites Internet des préfectures, en plusieurs fichiers distincts, dont l'un présente la liste des communes concernées :

WB00882_.GIF (263 octets)   Préfecture de Seine-Maritime
WB00882_.GIF (263 octets)   Préfecture de l'Eure

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Quelles sont les mesures préventives
prises dans la région Haute-Normandie ?

WB01436_.gif (236 octets)   Prévention:

En seine-Maritime :
- Enquête départementale auprès de toutes les communes en 1995.
- Prise en compte du risque dans les documents et les actes liés à la construction* et à l'urbanisme.

Dans l'Eure :
- Repérage des zones exposées.
- Interdiction de construire* dans les zones repérées.

* Aucun permis de construire ne peut être délivré dans un rayon de 60 mètres autour du puits d'une marnière (35 mètres si la cavité est maçonnée).

WB01436_.gif (236 octets)   Information :

Les populations d'une commune sont informées au moyen d'un document, établi conjointement par la mairie et par les services de la préfecture, appelé "DCS-DICRIM".


Extrait d'un "DCS-DICRIM"

Ici en rose le périmètre du risque industriel, en bleu les zones menacées
par des inondations, en marron les zones menacées par des éboulements de falaises.

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Que peut faire la population ?

WB01436_.gif (236 octets)   Pour prévenir l'accident :

WB00882_.GIF (263 octets)   S'informer sur l'existence potentielle du risque :
- dans les mairies
- auprès des services de l'Equipement

(pour la Seine-Maritime : subdivision locale de la DDE [vous pourrez trouver le numéro de téléphone qui vous concerne en consultant les pages jaunes à la rubrique "Administration de l'Equipement, des Transports et de l'Environnement"] ;
pour l'Eure : DDE 27, Service Sécurité, Contrôle et Prévention des Risques, tél. 02.32.29.60.60)
Site Internet : Les cavités souterraines et les mouvements de terrain dans l'Eure

- en préfecture (SIDPC,Service Interministériel de Défense et de Protection Civile ; pour l'Eure : SIDPC tél. 02.32.78.27.27 ; pour la Seine-Maritime : SIDPC tél. 02.32.76.51.03)
- auprès du BRGM (Service Géologique Régional de Haute-Normandie, tél. 02.35.60.12.00)
- auprès des autres habitants de la commune, notamment les cultivateurs et les "anciens"
- consulter des archives s'il en existe
N.B. Certains signes peuvent éveiller les soupçons sur la présence possible de marnière : affaissement du terrain, nom du lieu ("le puits", "la fosse"...)
WB00882_.GIF (263 octets)   S'il apparaît que le terrain dont on est propriétaire est concerné par la présence d'une cavité souterraine :
- avertir la mairie
- contacter les services de l'Etat, en l'occurence la DDE
- avertir l'assurance
Après concertation, si nécessaire s'adresser à des spécialistes pour examiner l'étendue de la cavité (sondages, exploration par des spéléologues...)
Il existe des techniques de consolidation des marnières : maçonnages, construction de piliers, rebouchage... Elles ne peuvent être mises en oeuvre que par des spécialistes.

WB00882_.GIF (263 octets)   Ne jamais s'aventurer dans une carrière souterraine abandonnée.
WB00882_.GIF (263 octets)   Ne jamais s'approcher d'un puits ou d'un effondrement même ancien.

WB01436_.gif (236 octets)   Pendant ou juste après un effondrement

WB00882_.GIF (263 octets)   Quitter au plus vite le terrain et/ou le bâtiment affecté si l'on s'y trouve au moment de l'accident
WB00882_.GIF (263 octets)   Ne pas revenir sur les lieux du sinistre, même si l'on pense que l'évènement est terminé, sauf pour porter secours. Si une personne ou un animal est enseveli, prévenir les les sapeurs-pompiers (18), voire la police/gendarmerie (17) ou le SAMU, et tenter d'apporter les premiers secours : amener des matériaux portants (branchages, planches), si possible échelle et/ou cordes ; ne pas s'exposer soi-même en descendant dans la cavité
WB00882_.GIF (263 octets)   Interdire l'accès à toute personne non autorisée
WB00882_.GIF (263 octets)   Si cela peut se faire sans risque, couper l'eau, l'électricité, et surtout le gaz à l'entrée du terrain
WB00882_.GIF (263 octets)   Guider les secours.

WB01436_.gif (236 octets)   Après un effondrement

WB00882_.GIF (263 octets)   Contacter la mairie, ainsi que l'assurance de la maison. La loi n° 2OO2-276 du 27 février 2002 dite "Démocratie de proximité", dans son article 159, classe les effondrements de cavités parmi les catastrophes naturelles, ouvrant droit ainsi à certaines indemnisations.


Le risque marnière vu par des élèves de collège

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J.O n° 50 du 28 février 2002 page 3808
LOI n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité

TITRE VI

DE LA PRÉVENTION DES EFFONDREMENTS DES CAVITÉS SOUTERRAINES ET DES MARNIÈRES, DE LA LUTTE CONTRE LES DOMMAGES QU'ILS OCCASIONNENT ET DE L'INDEMNISATION DES PERSONNES QUI EN SONT VICTIMES Article 159
I. - Les communes ou leurs groupements compétents en matière de documents d'urbanisme élaborent, en tant que de besoin, des cartes délimitant les sites où sont situées des cavités souterraines et des marnières susceptibles de provoquer l'effondrement du sol.
II. - Toute personne qui a connaissance de l'existence d'une cavité souterraine ou d'une marnière dont l'effondrement est susceptible de porter atteinte aux personnes ou aux biens, ou d'un indice susceptible de révéler cette existence, en informe le maire, qui communique, sans délai, au représentant de l'Etat dans le département et au président du conseil général les éléments dont il dispose à ce sujet. La diffusion d'informations manifestement erronées, mensongères ou résultant d'une intention dolosive relatives à l'existence d'une cavité souterraine ou d'une marnière est punie d'une amende de 30 000 EUR.
III. - Le représentant de l'Etat dans le département publie et met à jour, selon des modalités fixées par décret en Conseil d'Etat, la liste des communes pour lesquelles il a été informé par le maire de l'existence d'une cavité souterraine ou d'une marnière et de celles où il existe une présomption réelle et sérieuse de l'existence d'une telle cavité.
IV. - L'article L. 125-1 du code des assurances est ainsi modifié : 1° Dans le premier alinéa, après les mots : « catastrophes naturelles », sont insérés les mots : « et des affaissements de terrain dus à des cavités souterraines et à des marnières » ; 2° L'article est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Les cavités souterraines considérées peuvent être naturelles ou d'origine humaine. Dans ce dernier cas, sont exclus de l'application du présent chapitre les dommages résultant de l'exploitation passée ou en cours d'une mine. »
V. - L'article L. 561-1 du code de l'environnement est ainsi modifié : 1° Dans le premier alinéa, après les mots : « mouvements de terrain », sont insérés les mots : « ou d'affaissements de terrain dus à une cavité souterraine ou à une marnière » ; 2° Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Ces dispositions ne s'appliquent pas aux cavités souterraines d'origine naturelle ou humaine résultant de l'exploitation passée ou en cours d'une mine. »
VI. - Après le premier alinéa de l'article L. 561-3 du même code, sont insérés trois alinéas ainsi rédigés : « Il peut également, selon des modalités fixées par décret en Conseil d'Etat, contribuer au financement : « - des opérations de reconnaissance des cavités souterraines et des marnières dont les dangers pour les constructions ou les vies humaines sont avérés ; « - de l'acquisition amiable d'un immeuble exposé à des risques d'effondrement du sol qui menacent gravement des vies humaines, ou du traitement ou du comblement des cavités souterraines et des marnières qui occasionnent ces mêmes risques, sous réserve de l'accord du propriétaire du bien exposé, dès lors que ce traitement est moins coûteux que l'expropriation prévue à l'article L. 561-1. »

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